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Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Cecile McLorin Salvant
2023-03-244:58 分同期歌詞

「Est-ce ainsi que les hommes vivent ?」はCecile McLorin Salvantの曲です, 2023, Pop。長さは4:58, 62 lines / 376 words。

歌詞

0:12Tout est affaire de décor changer de lit
0:16Changer de corps
0:17À quoi bon puisque c'est encore
0:19Moi qui moi-même me trahis
0:23Moi qui me traîne et m'éparpille
0:26Et mon ombre se déshabille
0:28Dans les bras semblables des filles
0:31Où j'ai cru trouver un pays
0:38Cœur léger cœur changeant cœur lourd
0:42Le temps de rêver est bien court
0:44Que faut-il faire de mes jours
0:46Que faut-il faire de mes nuits
0:49Je n'avais amour ni demeure
0:52Nulle part où je vive ou meure
0:55Je passais comme la rumeur
0:58Je m'endormais comme le bruit
1:05Est-ce ainsi que les hommes vivent
1:11Et leurs baisers au loin les suivent
1:31C'était un temps déraisonnable
1:33On avait mis les morts à table
1:36On faisait des châteaux de sable
1:39On prenait les loups pour des chiens
1:42Tout changeait de pôle et d'épaule
1:44La pièce était-elle ou non drôle
1:47Moi si j'y tenais mal mon rôle
1:50C'était de n'y comprendre rien
1:57Dans le quartier Hohenzollern
2:00Entre la Sarre et les casernes
2:03Comme les fleurs de la luzerne
2:06Fleurissaient les seins de Lola
2:09Elle avait un cœur d'hirondelle sur le canapé du bordel
2:13Je venais m'allonger près d'elle
2:16Dans les hoquets du pianola
2:22Est-ce ainsi que les hommes vivent
2:31Et leurs baisers au loin les suivent
2:49Le ciel était gris de nuages
2:53Il y volait des oies sauvages
2:56Qui criaient la mort au passage
2:59Au-dessus des maisons des quais
3:01Je les voyais par la fenêtre
3:04Leur chant triste entrait dans mon être
3:08Et je croyais y reconnaître du Rainer Maria Rilke
3:17Elle était brune elle était blanche
3:21Ses cheveux tombaient sur ses hanches
3:24Et la semaine et le dimanche
3:26Elle ouvrait à tous ses bras nus
3:29Elle avait des yeux de faïence
3:31Elle travaillait avec vaillance
3:34Pour un artilleur de Mayence qui n'en est jamais revenu
3:47Est-ce ainsi que les hommes vivent
3:55Et leurs baisers au loin les suivent
4:16Il est d'autres soldats en ville et la nuit
4:19Montent les civils
4:21Remets du rimmel à tes cils
4:24Lola qui t'en iras bientôt
4:27Encore un verre de liqueur
4:29Ce fut en avril à cinq heures
4:32Au petit jour que dans ton cœur
4:34Un dragon plongea son couteau
4:41Est-ce ainsi que les hommes vivent
4:49Et leurs baisers au loin les suivent
4:58Et leurs baisers au loin revolu
Tout est affaire de décor changer de lit
Changer de corps
À quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays
Cœur léger cœur changeant cœur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien
Dans le quartier Hohenzollern
Entre la Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un cœur d'hirondelle sur le canapé du bordel
Je venais m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître du Rainer Maria Rilke
Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence qui n'en est jamais revenu
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Il est d'autres soldats en ville et la nuit
Montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton cœur
Un dragon plongea son couteau
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Et leurs baisers au loin revolu

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